Le Prix Pierre Cardin
de l'Académie Des Beaux-Arts
Pierre Cardin (1922-2020), regretté membre de l’Académie, a souhaité encourager les jeunes artistes en créant en 1993 cinq prix annuels décernés à un peintre, un sculpteur, un architecte, un graveur et un compositeur sur proposition de chacune des sections concernées de l’Académie. Ce soutien est aujourd’hui perpétué grâce à son neveu Rodrigo Cardin, Président du Groupe Pierre Cardin. Chaque été, les lauréats du prix Pierre Cardin de l’Académie des beaux-arts exposent leurs travaux au Château du Marquis de Sade à Lacoste dans le cadre du festival pierre cardin.
Cette année, l’exposition se déroule du 03 mai au 30 septembre 2026.
Elise Peroi
Née à Nantes, Élise Peroi vit et travaille entre Bruxelles et Arles. Elle est diplômée d'un Master en Design textile de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles en 2015.
Par son travail de tissage et du vide, Élise Peroi cherche à traduire ce qui traverse, le souffle, l'atmosphère.
Inspirée du livre Vivre de paysage ou L'impensé de la Raison de François Jullien, elle cherche à traduire une vision englobante du monde où tout ce qui nous entoure « n'est plus affaire de “vue”, mais du vivre ». Son travail qui laisse paraître des espaces suspendus, renvoie également à la notion du temps, de l'atelier et de l'outil. Traduire ce qui précède la réalisation d'une œuvre renvoie au texte de Paul Valéry, La philosophie de la danse, et conduit à prendre conscience de l'aspect poétique des gestes.
En 2016, soutenue par les Halles de Schaerbeek à Bruxelles, elle commence à développer des performances qui se nourrissent du tissage.
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Crédit photo : © Jules Toulet


Madeleine Roger-Lacan
Madeleine Roger-Lacan, née en 1993, est une artiste peintre diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2018. En 2016, elle est invitée à suivre la formation de la Slade School of Fine Art à Londres, un moment charnière qui ancre sa peinture dans une expérience intime, où narration, corps et fantasme deviennent des matériaux premiers.
Son travail, qui s’appuie sur des motifs figuratifs, explore les strates de la conscience notamment face à la complexité du désir et à l’imaginaire de la sexualité féminine. Dans ses œuvres, elle mêle peinture, sculpture et installation, en malmenant le cadre traditionnel du tableau : elle découpe, colle, assemble, peint à même les murs ou sur bois, jouant avec les conventions picturales pour mieux en révéler les tensions souterraines. Sa pratique se nourrit d’un imaginaire sensuel, de références à la culture populaire, de mots inscrits dans la matière, et d’une attention constante au corps, à ses absences, ses métamorphoses, ses pulsions contradictoires.
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En octobre 2025 elle réalisera sa première exposition personnelle avec la galerie Jousse Entreprise.
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Crédit photo : © Timothée Chambovet
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Claire Trotignon
Née en 1984, Claire Trotignon vit et travaille à Paris et Tours. Elle met en œuvre la collision d’éléments hétéroclites, ses dessins, collages et installations déconstruisent notre point de vue perspectif traditionnel pour donner lieu à de nouveaux espaces-temps.
Elle prolonge le trait et la trame de fragments de gravures, l’hétérogénéité et la multitude de ses sources produisent une image prismatique. Ses topologies jouent ainsi sur des paramètres relativistes, anachroniques, en équilibre sur le vide d’un dessin en réserve. La conjonction du paysage, de l’architecture et de la cartographie engendre chez elle, une forme de ruine, devenant à la fois le symbole d’une perte et d’une lecture en réserve de notre réel.
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Les fragments de découpes apparaissent ainsi en tension entre leur matérialité physique et l’immatérialité qu’ils suggèrent. Ses compositions révèlent alors des scènes désertées nous laissant imaginer un «entre-deux actes» où l’artiste prend plaisir à convoquer dans une intuition géométrique une certaine «Poétique de l’espace » (G.Bachelard 1884 - 1962).
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Crédit photo : © Droits réservés


Agence Déchelette Architecture
Déchelette Architecture est une agence fondée par un duo de frère et sœur, Emmanuelle et Philibert Déchelette. Leur filiation se cultive dans le projet en partageant la même ambition d’une architecture économe, généreuse et inventive.
Fidèles à leurs convictions écologiques, ils s’engagent dans une exigence constructive commune sur les questions des ressources et de leur provenance, d’éco-conception et de préservation des paysages. Ils s’intéressent également aux cycles complets des matériaux : leur possible réutilisation, réemploi ou recyclage. Leur projet phare le montre avec la construction inédite d’une maison privative en bois et terre crue à Paris. Ce projet leur permettra de gagner d’autres concours de logements sociaux à Boulogne et à Annemasse avec cette même logique d’utilisation de matériaux biosourcés et locaux et répondant aux objectifs bas carbone élevés de la RE2020 seuil 2025.
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Leur travail repose sur deux principes fondamentaux : faire de l'agence un laboratoire de recherche et d’idées sur les matériaux avec une approche technique et environnementale, mais également d’activer un écosystème fertile entre les acteurs de la construction.
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Crédit photo : © François Leguen
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Fabien Cali
Fabien Cali est un compositeur français dont l’écriture se nourrit de la rencontre des styles, des langages et des époques.
Son travail interroge les frontières entre héritages classiques et cultures amplifiées, écriture orchestrale et création électronique. Sa musique, traversée par un goût pour la tension narrative et les contrastes de matière, se déploie dans des formes toujours ouvertes, où l’on perçoit à la fois la rigueur de la construction et la liberté du geste.
Formé initialement à la guitare électrique et nourri de rock, de musiques improvisées et d’électro, Fabien Cali intègre le Conservatoire national supérieur de musique de Paris, où il obtient sept prix en parallèle d’un Master de recherche en analyse du jazz à l’université Paris- Sorbonne. Au fil de son parcours, il suit les enseignements de personnalités telles que Yan Maresz, Laurent Cugny, Thierry Escaich, Laurent Petitgirard ou encore Alexandros Markeas, qui confortent son inclination pour les hybridations stylistiques et les formes transversales.
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Crédit photo : © Delphine Ghosarossian
